L’IA adore les données. La loi, un peu moins

Les projets d’intelligence artificielle en entreprise posent une vraie question : « peut-on faire de l’IA sans risquer de violer la loi sur la protection des données ? »

En Suisse, la nouvelle loi nLPD impose plusieurs principes stricts parmi lesquels :
– Accord explicite et préalable,
– Collecte minimale,
– Transparence des finalités,
– Respect des droits des personnes,
– …

Or, un projet IA, même pilote, aspire tout ce qu’il peut : emails, historiques, documents RH, données clients…

Résultat : une bombe à retardement réglementaire si on n’anticipe pas.

Vous bossez sur :
– un chatbot IA qui lit vos mails ?
– une analyse prédictive sur les performances de vos collaborateurs ?
– un scoring automatique de CV ?
– un scoring automatique de clients ?
– …

Vous êtes probablement déjà en zone rouge nLPD.

Le bon réflexe ? Prendre le contrôle dès le départ : commencez par cartographier précisément les données utilisées, identifiez les risques grâce à une analyse d’impact, documentez le fonctionnement des modèles IA pour garantir leur transparence et, enfin, sécurisez les accès et les flux afin de protéger les informations sensibles.

L’IA peut être un véritable facteur de croissance et un puissant accélérateur de performance. Mais pas sans gouvernance et surtout pas sans conformité.

« … ridicule, dangereuse, évidente… »

Arthur Schopenhauer a écrit : « Toute vérité franchit trois étapes. D’abord elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence. »